L’Augmentation de la Criminalité Juvénile.


Passionné par les séries sur le crime, les mystères et les investigations policières, je m’intéresse beaucoup à l’actualité criminelle et surtout autour de Montréal. Au cours des dernières années, et je ne suis pas le seul à le remarquer, on note une augmentation troublante des crimes commis par les jeunes adolescents, ceux âgés de 14 à 20 ans.

On n’a qu’à penser au jeune d’à peine 14 ans, décédé près d’un repaire des Hells Angels à Frampton, en Beauce. On vient aussi d’arrêter deux jeunes de 18 et 20 ans en rapport avec l’incendie criminel du Vieux-Montréal où une mère et sa fille de 7 ans ont succombé. Le plus vieux des deux sortait de prison pour une offense d’incendie criminel à Laval en 2023. On pense également à la série de vols de voitures par des jeunes n’ayant pas encore l’âge de posséder un permis de conduire.

Les exemples sont nombreux et se présentent à une fréquence préoccupante.

L’augmentation de la criminalité chez les jeunes peut être attribuée à plusieurs facteurs. La pression des pairs et des réseaux sociaux vient en tête de liste. En quête de reconnaissance, les jeunes rejoignent les gangs où la criminalité est encouragée ou même exigée. Ces gangs ont émergé dans des quartiers les moins fortunés de Montréal tels que Montréal-Nord ou Saint-Michel, mais ils existent ailleurs et continuent de se répandre.

La promesse d’argent vite empoché pour quelques minutes de travail en attire plusieurs sans doute. La vue de gamins sur TikTok avec les mains bourrées d’argent influence certainement les plus vulnérables.

On pourrait en dire beaucoup sur les raisons qui mènent les jeunes vers le crime tels que le milieu familial, les amis, les perspectives démoralisantes ou la consommation de drogue. Mais il faut demander à nos politiciens d’agir pour améliorer la situation. Après tout, ce sont eux qui gèrent nos lois et nos institutions. Je soumets trois idées…

  1. Des peines plus sévères.

La chambre de la jeunesse gère les dossiers criminels de jeunes âgés de 12 à 18 ans. Les peines sont minimes et les jeunes le savent. Deux années dans un centre jeunesse pour une infraction majeure ne semblent pas les ralentir.

Pour certaines infractions comportant l’utilisation d’armes à feu ou lors d’incendies criminels, les jeunes devraient être jugés comme des adultes. Les peines y sont plus sévères. Il s’agit ici d’avoir un pouvoir de dissuasion qui ne semble pas exister aujourd’hui.

  1. Bloquer les téléphones en prison

Dans nos prisons, les criminels ont un accès relativement facile aux téléphones cellulaires. Avec ces appareils, ils peuvent continuer de gérer leurs équipes comme s’ils étaient libres dans la communauté.

Il faut installer dans nos prisons (provinciales et fédérales) des mécanismes qui brouillent les ondes et empêchent les communications des criminels d’entrer ou de sortir du périmètre. Le ministre Bonnardel vient tout juste d’évoquer ce sujet. Espérons qu’il réussira à imposer ces restrictions.

  1. Garder nos jeunes occupés.

‘L’oisiveté est la mère de tous les vices’ nous disaient nos parents. Ils avaient bien raison. On se doit d’admettre que les classes se terminant à 3h laissent beaucoup de temps libres. Un ou une jeune sans occupation ou intérêt représente une cible facile pour ceux ou celles qui désirent les enrôler. 

Nos municipalités de concert avec nos écoles doivent offrir plus d’activités où les jeunes peuvent participer et s’exprimer: les sports, la musique, les clubs de lecture, le bénévolat, les activités d’exploration et de découverte. N’importe quelle activité pour empêcher les jeunes de moisir dans un parc en fumant un joint.

Des romans comme je les aime

Si vous aimez les romans sur le crime, vous aimerez cet auteur. Guillaume Morrissette est un écrivain du Québec qui a plus d’une douzaine de livres à son actif.

Si vous aimez la littérature policière, vous aimerez cet auteur. Guillaume Morrissette est un auteur québécois avec plus d’une dizaine de livres à son actif. J’en ai lu quelques-uns, dont le tout premier dans la série du détective Heroux. Ceux qui aiment les romans à intrigues seront choyés.

L’adversaire de l’officier de police de Trois-Rivières est intelligent et bien préparé. Il jette des indices qui intriguent Marco et Josée surtout après leur avoir dit qu’il avait des informations importantes sur le décès des parents de Marco. Lorsque Josée fait part à la police des informations que le couple a reçues en marge de la disparition d’une jeune fille, le détective Héroux se lance aussi.

J’adore le style de Morrissette. Il est direct, précis et sans description inutile. On dirait même: sans fla-fla. Il ne perd pas son temps à décrire la luminosité de la lune, le bruit des feuilles dans un arbre ou l’odeur de la rosée. Cette façon d’écrire fait de sorte que l’action semble continuelle, sans temps morts. De plus, le style devient très facile à lire et accessible par tous ses lecteurs.

On dit de Morrissette qu’il est un écrivain de talent et qu’il explore des thèmes modernes avec une perspective bien propre à lui. Je vous invite à le lire et je vous suggère de commencer par ‘L’affaire Mélodie Cormier’.

Vous ne serez pas désappointé.

Un Québecois en ‘Série éliminatoire’.

Sur Facebook, je suis abonné à Norbert Spehner ancien professeur de littérature et grand connaisseur de polars québécois. D’ailleurs, dans son dernier inventaire de romans policiers, le volume 3 du ‘Roman Policier en Amerique-Française’, il m’a même trouvé une petite place pour mon tout premier livre, ‘La Nouvelle Rançon’.

Donc, Norbert est un grand spécialiste. Lorsqu’il parle d’un polar québécois, j’en prends bonne note. Et c’est ainsi que j’ai trouvé ‘Série éliminatoire’ d’Olivier Challet, publié chez Boréal.

En fouillant un peu plus, j’ai découvert que l’auteur travaille dans le domaine informatique, comme je l’ai déjà fait. Et comble de coïncidence, la pochette du livre montre des jeunes jouant au hockey, un sport que j’ai bien aimé et qui se retrouve dans mon prochain roman, ‘L’oubliée de la ruelle’.

L’histoire débute avec le meurtre d’un policier de Montréal assigné au lieutenant-détective Jack Barral et à ses troupes. La victime a été étranglée au parc Jarry. L’histoire se continue à Québec avec un deuxième meurtre et ensuite en Gaspésie.

Jack Barral est quelque chose de complexe. Il éprouve des difficultés familiales avec sa fille et son ex-épouse. Sa mère, encore vivante, vit également par les problèmes de son temps. Il est donc obligé de faire face à ces problèmes tout en guidant son équipe sur le terrain.

Le livre est bien écrit et aisément compréhensible. L’action se déroule dans un court laps de temps et on sent l’énigme tenter de nous confondre. Moi, j’ai bien aimé. 

Pour les amateur(e)s de bons romans policiers.

Note: le livre est disponible à la Grande Bibliothèque ou sur le site LesLibraires.

Mes recommandations de lecture

Jacqueline et Madeleine vivent de part et d’autre de la Mastigouche, au nord de St-Gabriel-de-Brandon. Depuis que leurs maris sont morts, elles se contentent de se saluer de loin sans jamais se parler. C’est un arrangement qui leur convient : chacune profite de son petit coin de paradis sans être embêtée par l’autre.

Un jour, Madeleine annonce à Jacqueline qu’elle est malade, et qu’elle partira, à la fin de l’hiver, s’installer à Ottawa. Loin d’être peinée par la maladie de sa voisine, Jacqueline pense surtout en matière de tranquillité : elle ne veut pas que la maison soit vendue à n’importe qui avec des tas d’enfants qui sautent partout et qui crient très fort. Ou pire encore, faire de la coquette maison un AIRBNB ! Non, cela ne doit pas arriver…

Mais comment résoudre le problème? Et si cette maison devenait invendable à cause d’un meurtre…

Cette histoire vous tiendra en haleine du début jusqu’à la fin. Le personnage de Jaqueline y est très bien développé. Tout se tient bien. Ce livre est un délice.

Bonne lecture.

Comme beaucoup d’autres livres, celui-ci est disponible à la Grande Bibliothèque.

Deux activités en symbiose…

Ou comment perdre du poids de façon agréable.

J’ai trouvé un excellent moyen de perdre du poids : les livres audio!

Non, il ne s’agit pas de vous étendre sur le divan en écoutant un roman qui vous est chuchoté dans l’oreille. Cette méthode vous fera prendre quelques kilos, au contraire.

Il faut sortir, dehors, en compagnie de son livre tout simplement. Je vous explique.

Dans les années 1930 et 1940, des volontaires lisaient et enregistraient des livres destinés aux aveugles. Dans les années 1970, les cassettes audio sont devenues une nouvelle mode et de petits lecteurs audio tels que les Sony Walkman ont émergé. Mais on les utilisait bien plus pour écouter de la musique que pour écouter les rares livres.

The Sony Walkman

Grâce à l’évolution, à la miniaturisation, à des vitesses Internet plus rapides et à des techniques de compression, le livre audio est devenu une simple application sur votre téléphone que vous apprécier avec vos écouteurs.

Maintenant, revenons à notre perte de poids. Bien sûr, vous pouvez marcher 7-8 kilomètres par jour et perdre ces kilogrammes gênants. Mais aimez-vous la promenade? Si vous marchez seul(e), cela devient-il ennuyeux après le premier kilomètre? C’est ici que l’exercice combiné à un bon livre audio transporté sur votre téléphone peut faire une immense différence. Il sert de motivation.

Un livre de fiction typique peut représenter une dizaine d’heures d’écoute ou 10 jours de marche pendant une heure. Marcher une heure par jour a permis à 11 femmes de perdre en moyenne 17 kilos après 6 mois, soit environ 15 livres audio. Cela signifie que mois après mois, vous voyez des résultats favorables sur la balance en plus de profiter de livres intéressants.

Il existe des milliers de livres de tous genres. Maintenant, où les trouver? Ici, je suppose que vous possédez un téléphone Android ou Apple. Cela n’a pas vraiment d’importance.

Une façon d’accéder à ces trésors est de rejoindre Audible, par exemple. Cela vous coûtera quelques dollars chaque mois, mais vous obtiendrez les dernières sorties et les livres les plus populaires. Audible affirme que sa collection de livres audio atteint maintenant 600 000 livres.

Mais il existe aussi des solutions GRATUITES. D’abord, il y a LibriVox créé par un Montréalais et lu par des bénévoles. Ils ne couvrent cependant que les livres du domaine public, donc moins de choix et pas trop de nouveautés.

Autre option, il y a la carte de votre bibliothèque locale. Oui, il y a de fortes chances que votre établissement vous donne accès à des milliers de livres audio. Si ce n’est pas le cas, au Québec, l’accès à la Bibliothèque et Archives Nationales du Québec (BAnQ) est gratuit pour tous les résidents. Donc, si ce n’est pas fait encore, obtenez votre carte de la BAnQ. Ensuite, sur votre téléphone ou tablette, installez l’application recommandée. Il peut s’agir de PRETNUMERIQUE, HOOPLA ou LIBBY selon le cas. L’application vous demandera alors votre numéro de carte de bibliothèque et un mot de passe. À partir de ce moment, vous pourrez rechercher, réserver, télécharger et retourner vos locations de livres audio tout comme un livre numérique.

Ainsi équipé, vous ne faites plus de l’exercice physique. Vous écoutez un bon livre et perdez du poids en même temps. Il n’est pas nécessaire de courir, ou même de marcher rapidement. On marche d’un bon pas tout simplement. C’est suffisant. Je n’ai mis que quelques mois à perdre une vingtaine de livres sans de réels efforts au gymnase ou ailleurs. La marche suffit amplement.

Bonne écoute et bonne marche!